La marche qui soigne de Jacques-Alain Lachant
Un livre de référence à mettre entre toutes les paires de pieds :-)
On vous a toujours dit qu’il faut attaquer la marche par le talon ?
Enfin quelqu’un qui écrit le contraire ! Ostéopathe, Jacques-Alain Lachant a visiblement étudié, des années durant, un très grand nombre de patients en mouvement. Il souligne que la plupart des consultations médicales, podologie comprise, se déroulent alors que le patient est allongé ou assis. Le pied est donc ausculté et soigné immobile. Voilà qui est en effet tout à fait paradoxal pour un organe qui change de structure à chaque pas, et même au cours du pas !
Jacques-Alain Lachant décrit ce qu’il appelle « la marche portante », et qui rappelle très fortement le point de vue de la marque allemande de chaussures minimalistes leguano. Selon leguano, la marche ne doit pas s’attaquer par le talon, mais le pied doit se poser plutôt sur l’avant et le milieu. Selon Jacques-Alain Lachant, lors de la « marche portante », le pied arrière propulse, particulièrement par un mouvement venant des quatrième et cinquième orteil, dont la mobilisation active la zone « sous-abdominale ». Au moment de cette impulsion, le pied avant se pose doucement sur le sol. Jacques-Alain Lachant insiste sur la verticalité et sur le sentiment de légèreté. Sa description de la marche portante a tout à fait fait écho en moi. Ainsi le sentiment de légèreté que j’éprouve depuis que j’ai enfilé des leguano pour la première fois en 2015 ne vient-il probablement pas uniquement de la légèreté des chaussures pieds-nus leguano mais aussi de ce qu’elles permettent un autre type de marche. J’ai aussi expérimenté ce qu’il décrit à propos des quatrième et cinquième orteil… et ça marche ! Oui, en effet, c’est le cas de le dire ! Jusqu’à présent, j’essayais d’activer l’ensemble des orteils, comme un seul bloc. Mais en effet, la propulsion par le quatrième et cinquième orteil, l’enclenchement de la marche par ces deux petits membres, se fait de façon tout à fait efficace et surprenante. J’ai essayé aussi en course à pied et c’est bluffant. Ce qui est rigolo aussi, c’est qu’à peine avez-vous posé le pied avant sur le sol… qu’il se retrouve à l’arrière ! Et l’on se retrouve donc au sein d’un cycle, un peu comme dans un cycle d’ailleurs, le vélocipède :-) Un vélocipède dont les roues sont les jambes et les pieds. Tout s’enclenche parfaitement : la mécanique est bien huilée ! Vraiment : que de gratitude pour le corps humain si magnifiquement agencé !
Ce que j’ai aimé aussi dans « la marche qui soigne », c’est que Jacques-Alain Lachant nous fait part de son point de vue d’haptonome. Cela crée un lien fort avec la petite enfance, tant sur le plan psychique que sur le plan physiologique. On y sent aussi toute la bienveillance de cette belle personnalité qu’est l’auteur, qui, dans toute sa générosité, partage avec le lecteur, avec simplicité, le fruit d’une vie de pratique.
Un ouvrage, un auteur et un thérapeute chaudement recommandés !
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment!
Laisse ton commentaire